
Les ataxies cérébelleuses
L’atteinte du cervelet provoque
un trouble particulier du mouvement : alors que la force
musculaire et que la sensibilité sont normales,
le geste est mal réalisé et rate son but.
C’est cette anomalie très caractéristique
du mouvement qui a donné son nom à l’ataxie
(= désordonné) (pour de plus amples renseignements,
consulter le site de l’association Connaître
les Syndromes Cérébelleux : (http://www.csc.asso.fr).
Les ataxies cérébelleuses sont de causes
très diverses. Les échantillons qui ont
été collectés concernent principalement
les ataxies dues à des mutations. Celles-ci peuvent
être autosomiques dominantes (il suffit d’un
seul gène muté, provenant du père,
de la mère ou d’une nouvelle mutation,
pour provoquer la maladie) ou récessives (les
deux gènes, celui provenant du père comme
celui provenant de la mère doivent être
mutés).
L’intérêt des scientifiques s’est
porté ces dernières années sur
un groupe d’ataxies autosomiques dominantes caractérisées
par des mutations qui augmentent la taille du gène
en insérant de façon répété
l’ADN qui code l’acide aminé glutamine.
Le résultat est une protéine anormale,
comportant une chaine anormalement longue de glutamines
qui se suivent. Dans ces affections, une proportion
variable des neurones comporte une structure anormale
localisée dans le noyau et constituée
de tout ou partie de la protéine mutée.
Ces inclusions ont fait l’objet de nombreuses
études récentes car elles ne contiennent
pas seulement la protéine anormale mais elles
«captent » aussi d’autres composants
qu’elles immobilisent – ce qui pourrait
avoir des conséquences néfastes. Elles
ont été reproduites chez l’animal
mais leur étude chez l’homme doit être
complétée en fonction des résultats
obtenus dans les modèles animaux.
La maladie de Friedreich est la plus fréquente
des ataxies récessives. La mutation récessive
porte sur le gène de la frataxine, une protéine
impliquée dans le métabolisme du fer.
La neuropathologie de la maladie de Friedreich est encore
mal connue aujourd’hui et l’étude
du métabolisme du fer dans les tissus pathologiques
est encore incomplète.
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